La méthode bullet journal

Auteur : Ryder Carroll (USA)
Editeur : Le livre de poche, 2020, France – 420 pages
Première parution : 2018, USA
Titre original : The bullet journal méthod
Chaîne Youtube officielle (en anglais)

Bullet journal Ryder Carroll

La méthode Bullet journal, c’est la création d un outil d’organisation sur un support papier, qui permet de se concentrer sur ce qui est important pour soi, et d’éliminer le superflu. C’est un agenda / pense-bête (regroupement de vos listes et notes en tout genres au même endroit) / journal de bord. Il est personnalisable à 100% et permet d’économiser du temps et de l’énergie. Comment créer un bullet journal?

Ce livre est composé de 5 parties :

 – La préparation (pourquoi un BUJO, voir ci-dessous).

 – Le système (ce que j’explique sommairement ici).

 – La pratique :  Vertus thérapeutiques du BUJO :

  • Si on lit ce livre, c’est en réponse à un manque : La réflexion sur le bullet journal commence ici. Quel est ce manque ?
  • Commencer un BUJO, c’est commencer  à réfléchir  à ce qui a un sens pour soi, et donc ce qui nous rend heureux.
  • Commencer quoi que ce soit peut être intimidant. Le plus dur est de faire le premier pas.
  • Si on ne peut pas contrôler le monde, on peut déjà tenter de contrôler notre vie.
  • S »autoriser à être soi, avec ses propres singularités.
  • Kaizen : Apporter des améliorations continues à notre vie.
  • Flow : Ëtre uniquement dans le temps présent
  • Rayonnement : Ce que l’on est  à l’ intérieur a une influence sur le monde extérieur, compassion envers soi-même, être attentif à ne s’entourer que  de personnes qui nous tirent vers le haut (analyse des relations grâce aux notes neutres prises dans votre BUJO), apprendre sans cesse pour reverser un peu de cet apprentissage/sagesse sur votre entourage.
  • Croire  à ce qu’ on fait.

– L’art et la manière :

  • Collections personnalisées :
    • Elles doivent avoir un objectif et vous apprendre quelque chose
    • Mise en page : Ne pas hésiter à laisser des espaces vides, les informations de cette page n’en seront que plus lisibles. Elle doit permettre de comprendre clairement l’ objectif de la collection.

 

– Clap de fin : Contient une FAQ, et quelques témoignages d’utilisateurs de BUJO indiquant les bénéfices qu’ ils en ont retirés.

 

Ce qui suit est un mix entre le contenu du livre, mes propres réflexions et recherches pour la conception de mon bullet journal :

 

1. Origines :

Ryder Carroll rencontre des difficultés durant sa scolarité à cause d’un déficit de l’attention. En 2007, il est graphic designer à New-york, et finalise enfin sa propre méthode d’organisation. Il l’appelle le « bullet journal » (journal « balle » ), pour évoquer un outil aussi rapide et efficace qu’une balle de pistolet.

Un jour, au bureau,  il prends son courage  à deux mains et décide d’aider une de ses collègue débordée par les tâches à effectuer : Il lui explique, avec un peu d’appréhension, comment il utilise ses carnets (les fameux « BUllet JOurnals », dits BUJO), pour pallier à ses propres défaillances, et cela est très bien accueilli  : Sa collègue lui demande d’ailleurs pourquoi il n’en parle pas  à plus de personnes.

 

2. Fonctions du bullet journal :

  •  Prioriser ce qui est important pour soi.
  • Éliminer les actions superflues.
  • Atteindre ses objectifs.
  •  Ne pas oublier/procrastiner des tâches à effectuer.
  •  Planifier.
  •  Se désencombrer la tête en écrivant.
  • Mieux comprendre certains événements.
  • Suivre l’évolution de ses projets.
  • Regrouper sur un seul support plusieurs fonctions/sujets.
  • Art thérapie : Certains en font un vrai support de créativité en l’embellissant de dessins, photos, calligraphie, etc.

 

3. Pourquoi un support papier et pas une appli ou un support numérique ?

  • Ecrire manuellement permet de mieux conscientiser les actions à effectuer, ou d’autres informations.
  • C’est un espace personnalisable  à 100%, alors qu’ une appli oblige  à fonctionner dans un cadre déja pré-établi.
  • Un cahier/carnet est un espace qui favorise la concentration (pas de source de distraction, comme le sont les supports numériques).
  • Ecrire permet de réfléchir  à chaque tâche et décider si elle mérite notre temps et notre énergie.

 

4. Quel support utiliser pour votre bullet journal ? Cahier, carnet, classeur ?

Format le plus pratique pour vous :

  • Allez-vous l’ utiliser uniquement à la maison, ou l’emporter à l’extérieur si vous sous déplacez fréquemment ?
  • Sera t’ il un support pour vos activités professionnelles, personnelles ou les 2 ?
  • Est-ce important pour vous d’avoir 1 seul support pour une année (nécessitera un gros et grand cahier) ?
  • Couverture rigide ou souple ?
  • Avec élastique latéral, pour le garder bien fermé ? (vous pouvez aussi fabriquer  une bande de papier un peu épais qui entourera le carnet ).
  • Certains carnets possèdent un ou des marques-pages en tissu.Vous pouvez en fabriquer un avec un ruban de velours ou satin acheté en mercerie, collé dans le carnet. Cela ne vous coûtera quasiment rien. Ou alors utiliser un marque-page classique en papier.
  • Il existe aussi des index colorés adhésifs qui peuvent vous aider à retrouver plus rapidement une section dans votre carnet.
  • Il existe des petits rectangles adhésifs qu’ on colle dans le carnet et qui maintiennent un élastique servant  à y ranger un stylo.

Le type de papier :

  • Pense-vous y intégrer des croquis, aquarelles, etc ? Il faudra donc choisir un papier avec un grammage adapté.
  • Couleur des feuilles : blanc ou crème ? (le Typex est voyant sur du papier crème).
  • Préférez-vous un papier uni, ligné, quadrillé, ou avec des points évoquant de façon minimaliste un quadrillage  ?

La reliure :

  • A spirale, pour tourner les pages plus facilement et le poser sur une seule page sur la table ?
  • Brochée ?

 

5. Quand démarrer votre BUJO ?

  • Au 1er janvier ?
  • Au 1er septembre ?
  • A la date de votre anniversaire ?
  • Ou tout simplement quand vous vous sentez prêt.

 

6. Comment créer un bullet journal (BUJO) ? :

  • Chaque page du carnet doit être numérotée.
  • Au début du carnet, certains indiquent leur nom et adresse mail, pour qu’en cas de perte, la personne qui retrouve le BUJO puisse le restituer à son propriétaire.
  • Créer un Index (prévoir assez de place pour pouvoir le faire grandir) : Ensemble de mots clés couplés aux numéros de page dans lesquels ces sujets sont traités. Peut-être l’écrire au crayon à papier au début, pour pouvoir le recopier ensuite à l’encre par ordre alphabétique.
  • Indiquer également la légende pour les symboles que vous allez utiliser dans le BUJO.
  • Indiquer un titre en haut de chaque page du carnet (sauf pour les pages de l’agenda quotidien, ou c’est la date qui fera office de titre).
  • Ensuite, la partie « feuille de route du futur » : Créer un espace pour chaque mois, pour une durée de 6 mois à un an. Fonctionne comme un poste d’aiguillage, sert à se vider la tête d’actions multiples : Y reporter tout ce qui aura lieu ou devra être fait au delà du mois en cours, avec les dates limites de réalisation des tâches, puis redispatcher ces tâches dans une feuille mensuelle.
    • Puis, lors de l’étape « réflexion », transférer tous ces éléments futurs notés en vrac dans la feuille du mois concerné par l’action (indiquer par un symbole que les éléments ont été pris en charge en étant déplacés hors de la feuille du futur).
    • Il est possible aussi de décider de supprimer certaines tâches/événements de cette section, si cela n’est pas/plus important pour vous.
  • Puis la partie « agenda mensuel » : Indiquer le nom du mois en haut de page.
    • Donne une vision globale des tâches et événements du mois.
    • Indiquer dans une colonne les dates des jours, et à côte de chaque date, la première lettre du jour.
  • La partie « agenda quotidien » (ne figurera pas  à l’ index) : Sert  à répartir les actions planifiées dans le mois.
    • Servira  à notre les actions à faire mais aussi vos observations et pensées au cours de la journée.
    • A la fin de chaque journée, reporter si nécessaire ailleurs dans le carnet les informations qu’ on aura écrites tout au long du jour vers la feuille de route mensuelle du mois d’après, par exemple, ou alors au lendemain si la tâche n’est pas terminée.
  • Lorsque s’achève le mois en cours dans les pages « agenda quotidien », créer une ou plusieurs pages pour le mois  à venir, et ainsi de suite.
    • Et enfin la partie « collections » (ensemble de notes se référant  à un même sujet. Exemple : liste des livres lus pendant une année, organisation d’un voyage, traqueur d’habitudes, liste de courses, etc).
  • Laisser de la place pour de nouvelles collections que vous auriez envie d’ajouter.

 

7. Comment alimenter le bullet journal :

  • Avec une écriture abrégée au maximum (gain de place).
  • Tâches à effectuer, expériences, informations, classifiées à l’aide de symboles (puces typographiques) :
    • A effectuer : Simple puce  : petit rond noir figurant avant la désignation de la tâche.
    • A reporter a quelques jours : flèche vers la droite indiquée après la désignation de la tâche.
    • Tâche  reportée à un autre endroit dans le carnet (planning mensuel situé avant le planning hebdo, par ex.) : flèche vers la gauche.
    • Indiquer les sous-tâche permettant de réaliser la tâche principale.
    • Rayer une tâche quand elle est accomplie ou n’a plus de raison d’être.
  • Evénements (positifs ou négatifs) :
    • On peut les consigner avec un petit cercle. Ne pas mettre de l’émotionnel dans le descriptif : cela permettra au cerveau de se libérer de la charge mentale de cet événement, de revenir  à cette note plus tard  de façon objective, et de mieux comprendre certaines situations.
    • On peut aussi les planifier dans la partie agenda.
  • Notations : faits, pensées et observations :
    • A identifier avec un symbole autre que le petit cercle ou la puce : étoile, tiret, etc.
  • Autres symboles à placer avant un texte :
    • Indicateurs, à placer avant les puces, pour indiquer une priorité.
    • Tout autre symbole qui sera parlant pour vous, et qui désignera une action/événement spécifique.
    • Les migrations : Consiste à reporter des tâches / événements :
        • Migrations mensuelles : A chaque fin de mois, parcourir la page du mois précédent et reporter sur la page du mois à venir les tâches/événements qui n’ont pas été effectués / pas terminés. Y ajouter si souhaité le symbole indiquant que c’est une tâche migrée. Ces éléments peuvent être aussi migrés vers une page « collections » ou vers une page « feuille de route du futur ».
        • Migrations d’un carnet  à l’autre : Décider si un sujet est assez important pour le migrer dans le nouveau carnet
  • Fil d’exécution : permet de retrouver toutes les pages d’ une collection, même si elles ne se suivent pas : Ex : livres à lire de la page 10 à 12 puis de la page 50 à 54 : en bas de la page 12, mentionner « suite page 50 ». Idem si cette collection se continue sur d’autres carnets : numéroter ceux-ci  et reporter leur numéro  pages à la fin de la page du précédent carnet.

 

 

A RETENIR / ACTIONS A FAIRE :

1. La seule règle obligatoire à suivre pour créer son BUJO : Vous devez le trouver agréable et pratique  à utiliser, c’est tout.

2. Garder  à l’esprit qu’ il faudra sans doute plusieurs essais avant de trouver le support et le contenu parfaits pour vous.

3. Avant de créer certaines pages, ou d’ajouter de la couleur, n’hésitez pas à faire des tests au brouillon, pour voir le rendu avant de le faire dans votre carnet (exemple, si utilisation de crayons de couleur : colorier d’abord, puis écrire par dessus la couleur plutôt que l’ inverse, qui fera baver votre stylo).

4. Acquérir le réflexe quotidien des rendez-vous avec votre BUJO :

– Le matin : Y inscrire les idées de la nuit, se remémorer/ajuster les actions planifiées pour la journée.
– Au cours de la journée, dès qu’un information mérite d’ y être notée.
– Le soir : Cocher les actions effectuées, ranger les informations notés dans la journée ailleurs dans le carnet selon leur échéances / degré de réalisation.

 

MON AVIS : 

Un bouquin très agréable à lire et très clair, avec un contenu très riche : L’auteur cite de nombreux exemples concrets de personnes ayant amélioré leur vie grâce au BUJO. Un livre-outil très pratique, à ranger sur la même étagère que les livres de Marie Kondo ou de Dominique Loreau :  Des changements minimes dans votre vie quotidienne peuvent avoir de grands effets sur votre perception de la vie et de vous-même. L’achat de ce bouquin est un petit investissement qui peut vous rapporter gros en terme de qualité de vie.

 

Le BUJO est utile non seulement pour les informations qui figurent dedans, mais aussi par les réflexion qu’ il entraîne sur sa propre vie :

  • Apprendre  à mieux se connaître : Quels sont mes vrais centres d’intérêts, et non ceux imposés par la société, les préjugés, etc (si collectionner les statuettes de grenouilles vous rend heureux, pourquoi pas !).
  • Eviter de s’éparpiller et de perdre du temps pour des choses/personnes qui ne nous correspondent pas/plus, ou qui nous tirent vers le bas.

Pour ma part, j’ai commencé un BUJO en même temps que la rédaction de cet article : J’ai opté pour un carnet Clairfontaine à dos toilé, 11 X 17 cm, de 192 pages, grammage papier : 90g/M2, coloris bleu électrique, visible sur la photo ci-dessus (attention, grosse dépense : 3,99 € chez Monop’).

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