Eloge de la force

Auteur : Laurent Obertone, France
Première édition : Editions RING, France, 2020 – 240 pages
Interview de Laurent Obertone par Elise Blaise (2020)

Les citoyens français sont complètement dépendants de l’Etat, et pour la plupart, ne s’en aperçoivent pas. Alors que la France est en train de sombrer dans un chaos social et économique, Laurent Obertone propose des solutions concrètes au citoyen pour l’aider à se réapproprier d’abord sa propre existence, puis son pays.

Laurent Obertone s’adresse ici directement au lecteur, et le mets face  à ses responsabilités concernant la pente très glissante sur laquelle la France s’engage depuis plusieurs dizaines d’années. Mais il ne se contente pas de faire des constats, il fournit également des solutions sous forme de 10 lois, afin que « M. Moyen » (nom que l’auteur donne au français moyen) reprenne ses esprits et un semblant de santé mentale.

 

Loi N°1 : « Ta faiblesse du connaîtras » : l’auteur donne une définition de ce qu’est l’Etat : un organisme qui ne crée pas de richesses, mais qui vit et prospère grâce  à la richesse produite par d’autres, à l’aide de prélèvements divers (cf liste qui date un peu mais toujours d’actualité). L’Etat promet au citoyen qu’ il résoudra tous ses problèmes, mais en vérité les difficultés ne font que s’accroître (sécurité, hôpitaux, etc…). La solution ? L’Etat la donne : payer encore plus ! Et le citoyen moyen, qui finit par trouver confortable d’être infantilisé en permanence par l’Etat, acquiesce, en croyant les belles promesses qu’ on lui fait. C’est sa faiblesse.

 

Loi N°2 : « La peur tu détrôneras » : la peur de penser différemment du troupeau, et du coup d’en être exclu. Hé oui, les détenteurs et propagateurs d’une soi-disant  bien-pensance auto-proclamée mettent un point d’honneur à stigmatiser violemment ceux qui ne pensent pas comme eux.

 

Loi N°3 : « Ton indépendance tu proclameras » : Laurent Obertone évoque une disruption : plus d’électricité, ni d’eau potable, magasins pillés, etc. Que deviendrait « M. Moyen »,  sans ordinateurs, téléphones, moyens de paiement, livraisons, etc…? Un être terrorisé car il a remis tous les pans de son existence dans les mains de l’Etat, et, en général, n’a jamais envisagé d’être  autonome, ne serait-ce que pour pallier  à une disruption temporaire de vivres.

Être indépendant, ça veut dire être responsable de sa propre vie (ne pas tout attendre de l’Etat) et se préparer à tout, en arrêtant de se plaindre sur son sort, sans agir pour trouver des solutions. Toutes les actions d’un être découlent de ses croyances, d’ou l’importance de retrouver une souveraineté mentale en arrêtant d’écouter les injonctions de l’Etat.

 

Loi N°4 : « Le pouvoir tu reprendras » : chacun est doté naturellement de ce pouvoir, qui fait partie de l’instinct primaire de l’humain et lui permet d’atteindre son plein potentiel. Il a été malheureusement enfoui sous des couches de règles sur comment se conduire, quoi penser, quoi faire, etc. Ce pouvoir, selon Laurent Obertone, repose sur 3 piliers : Douance (intelligence), Dominance (volonté, goût de l’effort), et Divergence (créativité, singularité). Si la douance est génétique, chacun peut travailler sur les 2 autres piliers. « Deviens ce que tu est », ni plus ni moins ».

Le goût de l’effort est mis en avant car il mène au pouvoir : on peut l’obtenir grâce  à la mise en oeuvre d’un projet qui permet de se retrouver avec soi, et non rester passif devant les distractions creuses proposées par cette société.  Ce projet peut être mené dans n’ importe quel domaine, le principal étant d’ y consacrer un peu de temps chaque jour, seul et au calme, pour le faire grandir. Il évoque également l’ importance de se maintenir en bonne santé (éviter la malbouffe, bien dormir, etc), pour pouvoir mener  à bien ce projet.

La réussite de cette entreprise sera liée directement à la persévérance et au savoir emmagasiné : Surtout, ne rien croire sur parole, mais tout vérifier, exercer ses facultés d’observation et de réflexion. De là viendra la reconnaissance de tes pairs, ta valeur ajoutée … et donc ton pouvoir sur le monde. C’est en faisant ressortir le meilleur de son essence qu on devient unique et donc rare.

 

Loi N°5 : « Dans la vie tu t’enracineras » : puiser des forces dans ses racines, que ça soit dans ses souvenirs et lieux d’enfance, ou dans l’ histoire de son pays. On puise également des forces au sein de son propre logement, que ça soit en ville ou  à la campagne. D’où l’ importance d’être prévoyant pour toujours avoir de quoi « fonctionner » normalement et se ressourcer au sein de son habitation en cas de disruption (se nourrir, faire sa toilette, se chauffer, s’éclairer, etc). Il évoque également qu’ il n’est pas interdit de réfléchir  à des moyens de défendre son logement.

Ce chapitre aborde également le sujet des » branches » (après avoir parlé des racines) : La transmission des connaissances et valeurs à une descendance : apprendre  à ses enfants  à se construire, à rechercher le vrai, leur donner des armes pour qu ils puissent développer leur propre sens critique, et leur créativité,  leur donner le goût de la patience,  du beau et du travail bien fait.

 

Loi N°6 : « L’ennemi tu connaîtras » : Zoé l’ influenceuse, la fière représentante du « lien social », dépeinte dans « Guerilla », du même auteur,  est ici l’archétype de l’ennemi : Il a le monopole du bon goût sous couvert de progressisme. Il adore semer des leçons de morale à tous vents, et par dessus tout, utilise toutes les causes liées à des minorités comme excuse pour vociférer, et faire marcher le tiroir-caisse. C’est cet ennemi qui met  à genoux la France, en l’obligeant  à renier son histoire et ses valeurs. Sa seule façon de se mettre en avant, c’est de détruire, censurer, humilier, et couper toutes les têtes qui dépassent. Il instaure la pensée unique partout, dans tous les domaines, même les plus intimes. Mais c’est en réalité un colosse aux pieds d’argile car ses arguments de fond ne tiennent pas la route face  à la réalité. Son fond de commerce, c’est de faire pleurer dans les chaumières, pas de raisonner de façon juste. Au fond, il est aigri et n’a aucune grandeur d’âme.

 

Loi N°7 : « Le silence tu vaincras » : pour renverser l’Etat, point de salut dans la violence ni les rassemblements populaires (Gilets jaunes entre autres), la répression de l’ennemi n’en serait que plus forte. La désobéissance (refus de payer ses impôts, par exemple) n’est pas non plus la bonne solution :  le seul perdant sera l’individu.

La seule solution viable est le déformatage des cerveaux, en leur rendant leur esprit critique, en les mettant face aux mensonges de l’Etat et à la réalité. Réinformer les citoyens, sans cesse, mais en ne passant pas par les mêmes canaux que l’Etat, ni par la politique. La difficulté sera de capter l’attention du citoyen moyen avec une réinformation de qualité, et surtout, ne pas le braquer pour qu’ il continue  à écouter.

 

Loi N°8 : « Stratège tu seras » : tenter de convaincre quelqu’un qu’ il a une vision complètement fausse du système dans lequel il vit, c’est risqué parce que c’est lui faire comprendre qu il est abruti au point de ne pas avoir vu clair pendant toutes ces années…Et c’est là que l’Ego va faire son apparition chez cet interlocuteur : par fierté, il ne voudra sans doute rien entendre et rejeter en bloc ces idées divergentes, bizarres et dangereuses…

Laurent Obertone suggère de commencer par les cibles les plus faciles : Celles qui ont déjà des doutes, qui cherchent  à comprendre. Ne par rejeter en bloc pour autant les fonctionnaires, qui ont les mains dans le cambouis tous les jours en voyant de près et en détail toutes les failles du système, de par leur profession : médecins, policiers, etc (« Un flic ne sert pas la France, il sert une administration et quelques carriéristes »…).

Par contre, pour mener cette croisade, il faut impérativement avoir soi-même les idées claires, et de solides références chiffrées, irréfutables. Mais surtout, dans la discussion, rester léger et si possible distrayant. Reformater les esprit avec l’écrit c’est assez facile.  Mais  à l’oral, c’est plus compliqué car il faut savoir s’adapter au niveau de son interlocuteur. En face  à face,  il y a la notion d’instantané, avec besoin de fournir le bon argument très vite. Et surtout, les émotions s’en mêlent, et l’ ennemi aime beaucoup s’en servir pour accuser et  rabaisser. Jouer sur la corde sensible, c’est sa seule arme. « Conditionne toi  à devenir inconditionnable, cesses donc de te défendre de crimes imaginaires ».

Et surtout, pour être écouté, il est indispensable d’être différent de l’ennemi : prendre soin de son apparence, être en aussi bonne santé que possible, cultiver son énergie et sa joie de vivre, ne pas être aigri par la vie. C’est tout cela qui donne du pouvoir, et donc du poids à ce que l’on dira à son interlocuteur.

 

Loi N°9 : « Le terrain tu occuperas » : convaincre par un dialogue, c’est bien, mais une personne est en général en contact avec une dizaine, voire une centaine de personnes dans sa vie. La portée du message sera donc  limitée.

C’est la raison pour laquelle Laurent Obertone suggère de créer un média ou un réseau digital (ou encore, en physique, un club, des formations, un lobby, etc), susceptible de toucher beaucoup plus de monde. Il faudra ensuite aller récupérer les informations  à transmettre auprès de sources fiables, les compiler, et les rendre compréhensibles. Si l’information est de qualité, et si ce message répond aux besoins de l’audience en apportant des solutions, le message se diffusera largement.

L’ aspect de ce média, ou l’organisation de ce club devront être attractif et d’une qualité irréprochable,  tout comme ce que propose l’Etat « Big Brother »(on parle ici bien sûr de la forme, et pas du fond). Ne pas oublier de se renseigner sur les lois relatives à la liberté d’expression, pour s’y adapter et ne pas en être victime. Rester également dans la légalité, sous peine d’être rattrapé et puni par « Big Brother » (L’Etat) : « Paie tes impôts et tes amendes, mais garde ta liberté morale ».

Si on souhaite s’associer avec d’autres personnes ou entités (hébergeur, diffuseur, comptable, etc) pour faire passer ces messages, attention  à bien les choisir, sous peine de nuire  à sa crédibilité. Il vaut mieux peu de personnes mais bien choisies, plutôt qu’une armée de guignols enragés. Les querelles de clochers sont évidemment à bannir. Favoriser au maximum l’autonomie, et si on a crée une structure avec d’autres personnes, veiller  à ne jamais en perdre le contrôle. Aussi, la sécuriser au maximum (l’auteur évoque la « preuve de travail », système de cryptage des données).

Avoir conscience également que plus le message sera qualitatif et apprécié, plus l’ennemi lancera d’attaques : Il faut se souvenir que « les tempêtes ne durent pas, mais reviennent ». Idem pour les regroupements d’individus organisés pour faire passer ce message : Ils seront vus d’un très mauvais oeil par l’ennemi. Ne pas tomber dans son piège : la violence et la provocation. Il est plus productif d’apprendre à se défendre mentalement et à répondre de façon proportionnée aux attaques subies. Rester digne et respectable, c’est la seule ligne de conduite possible.

 

Loi N°10 : « Tes lois tu imposeras » : Laurent Obertone explique ici en quoi consiste ce fameux message à faire passer : Il utilise pour cela une très jolie métaphore sous la forme de 2 tableaux à peindre et à montrer aux destinataires :

– Tableau 1 : Montrer ce qu’est réellement l’Etat  : sa façon de fonctionner, et ses résultats obtenus (justice, santé, sécurité, etc…), mauvais, car liés          justement  à sa propre nature (les partis politiques n’ ont rien à voir là dedans, ils ne sont d’ailleurs jamais cités dans le livre). Montrer également          comment il considère les citoyens de la France : des enfants tout juste bons à payer des impôts et à voter. Montrer que L’Etat a tous les droits, mais      considère n’avoir aucune obligation de résultat pour traiter les difficultés qui se présentent (à la différence de votre garagiste !).

– Tableau 2 : montrer ce que pourrait être la France si ses citoyens étaient considérés comme des adultes responsables, libres de placer leur argent          dans des causes ou projets qui les motivent et les concernent réellement. Montrer ce que serait un Etat qui prendrait à coeur la sécurité de ses                citoyens en formant une police pour qu’elle soit efficace et non pas conditionnée à faire profil bas face aux délinquants qui, eux, n’ont aucun                    scrupules à tirer. Montrer également ce que serait un Etat doté d’une justice efficace, qui applique réellement les peines prononcées. En gros, un           Etat qui ne serait pas impliqué dans la vie économique et sociale (c’est le citoyen qui déciderait directement de l’ utilité de financer telle ou telle             structure), mais qui remplirait pleinement ses fonctions régaliennes. Ce nouveau monde ne serait pas parfait, mais ses fondations seraient saines           car elles reposeraient sur la liberté de ne plus subir et sur la vérité.

 

A RETENIR / A FAIRE (Travail sur soi) :

  • Reconnaît les problèmes et tes erreurs, ne fais pas l’autruche.
  • Deviens responsable de ta propre vie et arrête de te plaindre, n’attends rien de l’Etat ou des autres.
  • Ré-apprends à te connaître, passe du temps avec toi-même pour découvrir ta vraie identité.
  • Sois digne et exemplaire en toute circonstance, dans tes paroles et tes actes.
  • Ne gaspille pas ta force vitale dans des loisirs superficiels qui ne nourrissent pas ton moi profond.
  • Réserves ton attention et ta bienveillance à ceux qui les méritent.
  • Ne cherches pas  à plaire, ne mens pas et sois précis dans tes paroles.
  • Respectes-toi.
  • Sois ta propre forteresse, à l’abri de toute tentative de manipulation.
  • Crée ta propre valeur ajoutée en recherchant l’effort.
  • Ne ressasses pas, ne regrettes rien.
  • Ne crains pas ta propre singularité face au troupeau, mais fais en une force.
  • Lutte contre la médiocrité ambiante, en commençant par t’améliorer.

 

MON AVIS :

Sur le fond :

L’auteur fait un parallèle entre l’immense majorité des citoyens et des animaux nés en captivité qui n’ont jamais connus la liberté, car soumis  à un Etat tout puissant : Cette comparaison peut paraître choquante au premier abord, mais elle est vraie : Souvenez-vous du film Matrix (1999) : Ne sommes-nous pas prisonniers d’une matrice qui nous soumet  à ses lois ? Cet Etat n’est dans les faits,  pas très loin d’un Etat totalitaire, quand on y réfléchit bien : Obligation de régler des taxes et impôts qui sont ensuite réaffectés à des causes qui n’ont pas été choisies par le citoyen, flicage centralisé par vos règlements en carte bancaire qui permet de vous retrouver ou que vous soyez,  formatage des cerveaux pour aboutir à une culture unique et mondiale au lieu d’encourager la créativité et la singularité de chacun, etc.

 

Les 10 lois de « L’Eloge de la force »sont à mettre en parallèle avec les 13 articles de l’ « Art de la Guerre » de Sun Tsu, que l’auteur évoque  à plusieurs reprises : Qu’ on soit général dans la Chine ancienne ou boulanger au fin fond de la Creuse en 2020, même combat :  Comment mener une vie utile et digne en restant fidèle  à soi-même et  à ses propres valeurs ? Comment éloigner les menaces et saisir les opportunités tout en restant humble, droit et juste ?

 

Ce bouquin est d’abord un manuel de réhabilitation et de réappropriation de soi : Nombreux sont ceux et celles qui ont peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes, face à leurs peurs et faiblesses : ils préfèrent passer des heures à « adorer » la matrice, évoquée plus haut, en se laissant hypnotiser par des programmes télévisés en très grande majorité de faible qualité, ou alors aller s’étourdir dans des activités nuisibles à leur santé, ou encore se laisser griser dans les temples de la consommation. Laurent Obertone suggère au lecteur de se « redresser » en  agissant sur soi pour s’améliorer physiquement et mentalement, pour développer sa créativité et donc sa propre singularité, au lieu de seulement réagir à des stimulis extérieurs. Je trouve ce raisonnement tout à fait sain et bénéfique à chacun. La vie passe vite et c’est très facile de la passer dans un espèce de brouillard dans lequel on peut complètement passer à côté de son propre potentiel, quel qu’il soit. Il s’agit en fait de rechercher le bonheur à l’intérieur de soi : Si on compte sur l’extérieur pour obtenir ce bonheur, on est pas autonome mais dépendant.

 

L’auteur passe ensuite  à l’étape 2 : comment refuser de se faire imposer une pensée unique, que ça soit par les médias, rarement indépendants, par les politiques qui privilégient leur carrière, ou encore par tatie Suzette qui veut à tout prix avoir raison. Le libre arbitre se construit en comparant des points de vue : Celui de l’Etat est facile à trouver car il est partout, mais il est truffé de mensonges et de promesses non tenues. Trouver d’autres sources d’information indépendantes et sérieuses est plus complexe, car elles sont peu mises en avant. Heureusement, Internet est une aide précieuse pour cela, même si c’est parfois difficile de démêler le vrai du faux. Cette société encourage le citoyen  à ne plus penser, et à croire tout ce que les entités officielles déclarent, sans parler de la censure de tout avis divergent, de plus en plus présente. Vous connaissez peut-être la citation « Je pense donc je suis » de Descartes. Laurent Obertone incite simplement le citoyen à Etre. Quoi de plus naturel ? 

 

Enfin, la dernière étape consiste à tenter de diffuser la vérité autour de soi, soit par la voie numérique, soit en face à face : Cette dernière option n’est pas donnée à tout le monde, car il faut un vrai talent d’orateur pour être capable de sortir le bon argument au bon moment, ne pas braquer son interlocuteur mais lui faire tout de même comprendre qu’ il se trompe, etc. Certains ont ce talent. Selon l’interlocuteur que l’on a en face de soi, il est toutefois possible de commencer par de petites choses pour se faire la main : Par exemple, si on prononce le mot « féminicide » devant vous, vous pourrez rectifier en indiquant que ce mot n’existe pas dans le dictionnaire, et que le mot homicide ne signifie pas « meurtre d’un homme », mais d’un être humain. (en général, l’interlocuteur ne réponds pas trop mais tente de changer de sujet pour sauver la face). D’autres seront plus  à l’aise pour faire passer des messages par l’écrit. Peu importe le moyen, le principal étant de diffuser des informations justes et compréhensibles autour de soi.

 

Pour conclure, la solution proposée par Laurent Obertone pour rétablir le goût de la vérité et de l’ indépendance dans les esprits est la seule viable, il le démontre d’ailleurs en éliminant toutes les autres options. Il s’agit ici d’effectuer un travail de sape, lent et minutieux, comme pendant la Résistance, ou réussir  à couper un câble pour saboter un appareil de communication de l’ennemi était une grand victoire. Les retombées ne seront malheureusement pas visibles à grande échelle avant plusieurs années. Chacun doit apprendre  à ériger sa propre forteresse mentale, qu’il défendra sans haine ni énervement, mais fermement, contre cette ennemi qu’est la pensée unique.

Ce livre est destiné  à ceux qui  sentent confusément que quelque chose ne tourne pas rond dans ce pays (comme dans d’autres), et à ceux qui connaissent déjà toute l’étendue du mal. C’est aussi un formidable encouragement de 240 pages à ceux qui ont déja commençé à cheminer dans la voie décrite par l’auteur.

Le sujet de cet essai est atypique car il montre comment le développement personnel peut être mis au service de son propre pays. Laurent Obertone a parfaitement réussi  à répondre  à la question « Que faire ? », face au naufrage de ce pays. Pour renverser l’histoire, il faut commencer par renverser sa propre histoire, et « Devenir (qui on est réellement), c’est une guerre de soi contre soi » (loi N°4). 

 

2. Sur la forme :

La lecture est très fluide, bien rythmée.

Laurent Obertone a un incroyable sens de la formule et de la métaphore, on ne pourrait pas citer toutes les phrases choc de ce bouquin, car il y en a plusieurs  à chaque page. Cette façon de procéder sert le propos à la perfection, car il lui donne une certaine légèreté. L’humour est parfois présent, ce qui ne gâche rien, au contraire. Bien que sur le fond Laurent Obertone prenne symboliquement le lecteur par le col et lui assène ses 4 vérités, on a jamais la sensation de lire un discours moralisateur et/ou culpabilisant. Le ton est plutôt celui d’un ami qui vous dit la vérité, calmement, pour votre bien. Et ça change tout, je trouve.  

Pour une idée évoquée dans le résumé que vous venez de lire, l’auteur l’illustre et la développe grâce à de nombreux exemples tirés de l’actualité, de la vie sociale, politique et économique de ce pays. C’est ce qui donne toute sa force à ce bouquin. Cela permet aussi de faire une bonne révision de l’état de santé économique et social de ce pays en ce moment. (livre achevé en septembre 2020).

Le titre du livre aurait pu également être « Eloge de la défense et de la force », car il incite le lecteur  à mettre en place 2 actions : Se défendre moralement et matériellement, et également « attaquer » l’ennemi avec des arguments précis, tout comme le bouclier à pointe ci-dessous :

Eloge de la force Laurent Obertone

« Une Valkyrie chevauchant à travers les nuées » – Peter Nicolai Arbo, 1864, Norvège

(Oeuvre appartenant au domaine public)

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